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Acheter une résidence secondaire : les charges et la plus-value

Acheter une résidence secondaire : les charges et la plus-value

Faire l’acquisition d’une résidence secondaire vous permet non seulement d’avoir un pied-à-terre pour les vacances mais également de réaliser un investissement à long terme. En vous constituant un patrimoine immobilier dans une région où le prix au mètre carré est plus attractif, vous pourrez soit y vivre plus tard soit en obtenir un complément de revenu. 


Bonne nouvelle : même si vous avez déjà contracté un prêt pour votre résidence principale, vous pouvez emprunter pour financer un tel placement. 

 

Évaluer les charges d’une résidence secondaire 


Investir dans une résidence secondaire signifie prévoir toutes les dépenses en double y compris les frais d’entretien et d’équipement. Si la résidence secondaire se trouve en campagne, les dépenses liées à l’entretien peuvent s’avérer plus importantes qu’en ville en raison de l’assurance habitation et des conditions climatiques.  


Par ailleurs, il faudra payer la taxe foncière et la taxe d’habitation sans que celles-ci ne prennent en compte les abattements de la résidence principale. Ajoutez à cela la taxe d’ordures ménagères annuelle même si le logement n’est occupé que quelques mois par an. 


Il est bon de savoir que la fiscalité locale peut être plus élevée dans les petites communes, les zones tendues, les métropoles, leur périphérie et certains endroits touristiques comme la Corse, la Provence et les Alpes. 

 

Louer sa résidence secondaire : une pratique encadrée 


Avant de louer votre résidence secondaire, vous devez la déclarer à la mairie de votre commune, voire de faire la demande d’une autorisation préalable de changement d’usage. Les loyers doivent faire l’objet d’une déclaration à l’administration fiscale et entrent dans la catégorie des BIC (Bénéfices industriels et commerciaux). 


La loi prévoit également que ces loyers ne doivent pas excéder 32 900 euros par an pour les loueurs non professionnels. Ces derniers ont alors droit à un abattement forfaitaire de 50% sur leurs revenus locatifs. 


Autre option : opter pour les frais réels et déduire les charges dont les intérêts d’emprunt, un régime préférable pour ceux ayant choisi le paiement mensuel des intérêts et le remboursement du capital à échéance. 


Vous souhaitez louer un bien en résidence de tourisme dans le neuf ? Vous bénéficiez d’une réduction d’impôt si vous vous engagez auprès de l’exploitant à lui louer le meublé pendant au moins 9 années (dispositif Censi-Bouvard). 

 

Quelle plus-value en cas de revente ? 


En cas de revente, la plus-value est imposée à hauteur de 19% auxquels il faut ajouter 15,5% de prélèvements sociaux. 


Elle bénéficie cependant d’un abattement dégressif : 


  • De 6% par année de détention pour une résidence secondaire détenue entre 6 et 21 ans, 

  • Puis 4% dès 22 années de détention,  

  • D’une exonération totale au-delà. 


L’exonération sur les prélèvements sociaux permet un abattement dégréssif : 


  • De 1,65% par an de détention entre 6 et 21 ans, 

  • De 1,60% pour la 22e année, 

  • De 9% entre la 23e et la 29e année, 

  • D’une exonération totale au-delà de la 30e année de détention.

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